Cette nouvelle page du Championnat de France de Ligue 1, la 23ème exactement a offert du spectacle, des buts pharaoniques (M. VALBUENA notamment) et surtout des dénouements tout aussi cocasses qu’incompréhensibles… Nul doute que ce nouvel opus laissera quoiqu’il arrive, des séquelles sur notre football français qui décidément ne fait vraiment rien comme les autres… Petit tour d’horizon détaillé (comme le dirait le plus célèbre accent de la chanson française), « d’un samedi soir sur la Terre »… du football, qui ne tourne vraiment pas rond !
A Lens et Marseille la « palme » de l’arbitrage…
Même si l’entraîneur de Caen Franck DUMAS s’est simplement fendu d’une atypique réaction en déclarant que « si l’arbitre nous avait accordé le second but, cela aurait retardé l’échéance », nous avons au lendemain de cette « cruelle » défaite du mal à croire que si les « jeunes » caennais avaient menés 2 buts à 0 au bout d’un tout petit quart d’heure (12 minutes exactement), le match aurait débouché sur un tel scénario… Comme on dit Dieu seul le sait et ce nouvel épisode nous force à continuer à être encore très sceptique sur la crédibilité de nos arbitres (professionnels ?), qui depuis quelques semaines se distinguent dans le mauvais sens à chacune de leurs sorties… Le pire est que personne n’est épargné, car Marseille pourra se défendre (au lendemain de sa victoire écrasante sur Caen 6-1) en rétorquant qu’à Rennes il y a quelques semaines, ils avaient été « baladés » par « l’homme en noir » (expulsion de KRUPOVIESA et celle « oubliée » de M. PAGIS côté breton, tout comme le but accordé à S. WILTORD, malgré un hors-jeu que tout le monde avait vu sauf… l’arbitre !)
Malgré tout, il ne faut en rien retirer le crédit de ce super match à l’équipe de Marseille, qui a commencé son match au bout de trente minutes et après être passé à quelques millimètres (enfin cinquante centimètres, comme quand le ballon du 2-0 caennais a franchi la ligne de but !) de la correctionnelle à 0-1 pour Caen, voire 2-0, selon le côté de la ligne où on se situe ? Et ce n’est pas le but égalisateur de D. CISSE (auteur d’un triplé) qui aurait donc du être refusé (comme celui de Caen et de J. TUDIC dix minutes plus tôt), avant les deux buts pleins de « magie » de M. VALBUENA, dont un considéré comme une « copie conforme » de celui inscrit à Liverpool en Ligue des Champions et un second d’un petit lob plein de vista pour le (3-1)… D. CISSE en inscrivant son deuxième et troisième but de la soirée et S. NASRI (qui revient de plus en plus vers son meilleur niveau) concluront cette « magnifique » soirée pleine de rebondissement… (6-1).
Et à Bollaert comme le dirait un certain R. COURBIS, notre « arbitrage artisanal » a de nouveau frappé ! Après un très beau match hivernal entre les deux « Racing » Lens et Strasbourg (2-2) offrant deux buts après seulement cinq petites minutes (1-1), avec l’ouverture du score alsacienne par RENTERIA (3ème min.) et l’égalisation de Olivier MONTERRUBIO à la suite d’un penalty plus que litigieux (enfin au point où on en est !) accordé à T. MAOULIDA (1-1)… En seconde période le RC Strasbourg reprendra l’avantage par le nouvel entrant A. SANTOS (1-2), avant que l’omniprésent O. MONTERRUBIO n’égalise d’un maître coup franc en pleine lucarne (2-2)… Pour info, et sans accabler l’arbitre de ce match, Lens aurait du s’imposer en toute fin de rencontre sur un but de T. MAOULIDA couvert par deux défenseurs alsaciens, mais d’après l’arbitre de touche en position de hors-jeu et donc « logiquement » refusé… Dans l’autre petite histoire de ce match l’entraîneur du RC Lens J.P PAPIN, voulait absolument battre le club qui l’avait la saison dernière remercié d’avoir fait remonter Strasbourg en le remplaçant par J.M FURLAN, l’actuel technicien alsacien qui avait lui décidé de prendre avant le match « cette situation avec beaucoup de recul et de philosophie » face à un PAPIN qui avait privilégié « une simple poignée de main, sans plus… » ! Ah, le football français, quelle histoire, si en plus les entraîneurs s’y mettent, mais où va-t-on ?
Dans un tout autre registre, on pourrait encore se demander comment le match entre Auxerre et Nancy a pu se jouer hier à l’ Abbé Deschamps ? En effet, à en croire O. SORIN le gardien de but auxerrois qui « suivait les ombres des joueurs pour savoir où se trouvait le ballon », tout le monde aurait du rester à la maison (ou à l’hôtel pour les nancéens) et revenir disputer ce match par exemple dimanche sur les coups de 15h00… Ah oui excusez-nous on avait oublié les droits de Télévision de la Ligue de Football… ! Enfin, si vous avez des images potables (où on peut voir un ballon ou des joueurs ?) sur cette rencontre merci d’envoyer vos vidéos à Canal+ ou France Télévision, ils vous en seront très reconnaissants… Au final, un super « 0-0 » qui n’a vraiment intéressé personne !
Lille et le Paris SG se contentent de peu…
A Lille, le Paris SG est venu prendre, ce qu’il était indéniablement venu chercher, à savoir un match nul (0-0), qui n’avait hier en fin d’après midi jamais aussi bien porté son nom… Les quelques arrêts tranquilles de M. LANDREAU (côté parisien) et de G. MALICKI (côté lillois) ont tout de même eu le mérite de réveiller le public nordiste et parisien (qui arborait une très intéressante banderole « C’est ça un Mercato actif ? » sous le regard incrédule de A. CAYZAC)… Le penalty « oublié » (ah bon encore un ?) aux lillois de Claude PUEL, aurait sans doute pu être la seule solution pour voir un but hier à Villeneuve d’Ascq, en vain…
Metz prépare la saison prochaine… en Ligue 2 ! Sochaux recolle !
Avec neuf petits points au bout de 23 journées, le FC Metz est depuis bien longtemps condamné à retrouver la Ligue 2 dès l’été prochain et ce malgré un courageux match nul décroché hier soir face à de très décevants joueurs de Rennes, trop brouillons pour pouvoir prétendre ramener les trois points en Bretagne… Que ce soit S. WILTORD (pas assez incisif sur un face à face avec le gardien messin) ou encore J. BRIAND totalement impuissant sur le front de l’attaque, tout comme O. THOMERT qui malgré une très jolie frappe en pleine lucarne messine (27ème min. et 0-1), tous n’ont pu faire d’avantage ! Et l’égalisation messine de M. N’DIAYE (1-1 à la 80ème min.) aura eu le mérite de redonner le sourire à Y. POULIQUEN et déclencher la colère de G. LACOMBE l’entraîneur rennais outré que ses joueurs « n’aient pas eu la lucidité nécessaire pour soit tuer le match ou alors gérer le résultat ! »…
Scénario que le FC Sochaux et son nouvel entraîneur F. GILLOT ont réussi à écrire en ouvrant la marque par leur capitaine J. BRECHET (1-0 et qui a inscrit hier soir son tout premier but en Ligue 1, après plus de 160 matchs disputés !) et en réussissant à conserver cet avantage, face à de courageux joueurs nordistes de Valenciennes, qui après leur première défaite à domicile mercredi face au voisin du RC Lens (1-2) semblent quelque peu marquer le pas… Le FC Sochaux s’accroche encore à ce wagon qu’il ne veut surtout pas lâcher et n’a pas dit son dernier mot dans cette lutte « aux couteaux » à l’image de ce match plein, très sérieux et courageux disputé hier, pour le maintien en Ligue 1 !
Le Mans et Nice gardent le rythme !
Le Mans après quatre défaites consécutives à semble-t-il réussi à stopper l’hémorragie (déclenchée en partie par le départ de joueurs cadres à la CAN et la blessure du « roc » M. BASA), en venant à bout de l’équipe en forme du moment (avant ce match) l’AS Monaco, qui a encaissé un but plus que « rocambolesque » suite à une incompréhensible bévue de (l’habituel) excellent gardien italien F. ROMA, coupable de deux fautes de mains qui profitèrent à l’opportuniste buteur japonais MATSUI (1-0), pour l’unique but de la partie… Le Mans se replace donc dans la course au haut du tableau, tout comme Monaco qui malgré cette défaite peut encore prétendre se mêler au sprint final…
Et que dire du superbe parcours opéré par le club azuréen de Nice, qui hier après avoir été mené une bonne partie de la rencontre par de courageux toulousains, ont réussi à revenir au score en toute fin de partie, par son prodige EDERSON (1-1 à la 88ème min.) plus que jamais suivi par Lyon, soucieux de s’attacher les services de l’une des révélations de ces six premiers mois de compétition… Toulouse FC pensait tenir sa victoire grâce à un but acrobatique de son capitaine trentenaire D. ARRIBAGE, sur un service (sur corner) de S. ARRACHE (1-0)… La suite on la connaît plusieurs occasions vendangées par J. ELMANDER ou encore A.P GIGNAC et quelques arrêts notables du prometteur gardien niçois H. LLORIS, Nice est donc venu chercher un point très important pour la course à l’Europe, aux antipodes de celle dans laquelle se sont lancés les « Violets », à savoir la course au maintien incohérente avec les ambitions auxquelles pouvaient légitimement prétendre les joueurs de E. BAUP en début de saison (Ligue des Champions, Coupe UEFA…).
Alors le clash qui semble se préparer (si ce n’est déjà fait ?) entre le technicien à « la casquette » et son Président O. SADRAN, risque d’être fatal au club de la Ville Rose !
Comment peut-on imaginer qu’un club qui va tout faire pour ne pas descendre n’ait pas pu remplacer numériquement les A. EMANA, F. MANSARE (des titulaires indiscutables) partis à la CAN ? A moins qu’on ait oublié de dire au Président toulousain (qui connaît si peu le football que ça ?) que la CAN avait lieu tous les deux ans et qu’il aurait peut-être fallu anticiper cela et par conséquent éviter de proposer un groupe de 14 joueurs à E. BAUP à chaque séance d’entraînement, alors que tous les autres clubs de Ligue 1 ont en moyenne 22 joueurs professionnels à leur disposition ?
Un Bordeaux pour accompagner le Merlu ?
En fin d’après-midi, le dauphin lyonnais Bordeaux plus que menaçant (pour Lyon) se déplace en force en Bretagne pour y défier la solide équipe de Lorient qui voudra faire chuter l’équipe de Laurent BLANC, comme elle l’avait fait avec Lyon en début de saison… En cas de victoire en Bretagne, Bordeaux pourra croiser les doigts, car en cas de défaite lyonnaise, ils reviendraient à égalité de point avec l’ogre lyonnais qui resterait malgré tout leader à la différence de buts particulière (car Lyon s’était imposé à Bordeaux 1-3 en Août dernier)… Nous n’en sommes pas encore là et avec des « si » on refait le monde, mais sait-on jamais…
En dessert, un derby qui sent la poudre…
Lyon toujours privé de CRIS et C. ANDERSON (blessés de longue durée) de J.A BOUMSONG (non qualifié) et de JUNINHO (forfait de dernière minute), se rendra à une cinquantaine de kilomètres de la capitale des « Gones », pour y défier son « ennemi juré » l’AS Saint-Étienne. Bien plus que le résultat, les lyonnais n’auront pas cette saison le « matelas » qu’ils possédaient les saisons passées ! Et en cas de défaite, le championnat de France pourrait être enfin relancé pour le titre et à quelques semaines des 8ème de Finale de la Ligue des Champions face à Manchester United, ce ne serait pas forcément la meilleure nouvelle pour les hommes de PERRIN !
Côté stéphanois, à noter le forfait non négligeable du gardien de but J. JANOT qui a préféré laisser la place à son suppléant J. VIVIANI, qui aura réellement l’occasion de se montrer sur le devant de la scène du football national, et dans un autre contexte que celui plus « calme » de la Coupe de la Ligue ! Saint-Étienne et surtout son entraîneur joue gros ce soir également et en cas de défaite (ridiculisante), la tête de L. ROUSSEY pourrait être rapidement mise à prix… En gros, « malheur au vaincu… » !...
B.M
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